L’Essonne met le tri sur la place publique

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L’Essonne met le tri sur la place publique

Le syndicat intercommunal pour le recyclage et l'énergie par les déchets et les ordures ménagères (Siredom), qui regroupe 140 communes d'Essonne (818000 hab.), déploie des plateformes de proximité, à l’esthétique et aux services soignés, qui collectent les produits recyclables déposés par l’usager.

« On croule sous les demandes ! » constate le Siredom, qui enregistrait, avant la rentrée, des demandes de communes pour l’installation de 270 plateformes de tri, quand il projette d’en implanter 200 d’ici à la fin 2017.

Déployées sur l’espace public depuis un an, une soixantaine d’entre elles étaient déjà opérationnelles cet été. Elles seront 110 fin décembre. Ces sites alignent trois bornes semi-enterrées, recueillant les produits recyclables, à savoir le verre, les emballages et les papiers, apportés par les usagers. « Seule contrainte pour les communes d’accueil : disposer d’un espace de 50 m2 », indique Michel Vialatte, directeur du Siredom, chargé du traitement des déchets et de la collecte en apport volontaire.

Un suivi en temps réel

Les plateformes dont dotées d'un mât d'éclairage à détecteur de présence, alimenté par des panneaux photovoltaïques d'un point "propreté" avec corbeille et distributeur de gants, et d'un accèes pour handicapés. « L'équipement est solide, facile d'entretien et peu coûteux », souligne Michel Vialatte. Un extranet permet au syndicat et aux communes de suivre en temps réel le remplissage des bornes et volumes évacués par un collecteur.

À l'issue d'un dialogue compétitif, ont été retenues les sociétés APR2, pour la fourniture des plateformes, et Biloba environnement, pour celle des bornes. Chaque site coûte 58 000€ HT au Siredom, qui estime à 8 ans le temps de retour sur investissement, compte tenu des soutiens d'Éco-Emballages et des recettes de vente des matériaux. Pour le syndicat, l'essor de l'apport volontaire contribuera à la maîtrise des coûts. « La taxe d'enlèvement des ordures ménagères se répartit, en gros, à parité entre le traitement et la collecte des déchets : c'est sur cette dernière qu'il faut aller chercher des gains », estime son directeur.

Une économie de 30 à 40%

Selon Éco-Emballages, l'apport volontaire peut draîner des quantités compagrables à celles du ramassage au porte-à-porte, pour un coût inférieur de 30 à 40%. Jusqu'alors il ne concernait que le verre, mais, étendu aux emballages légers et aux papiers, ce mode de collecte va, selon Michel Vialatte, « peu à peu perler sur le territoire qui, à terme, sera le mieux maillé d'Île-de-France ». « L'objectif est que chaque habitant réside à moins de 800 mètres d'un site d'apport. On sera alors à un point de bascule : la fréquentation assidue des sites incitera les communes à réduire la fréquentation et de nombre de flux de déchets collectées au porte-à-porte », parie le responsable.

À Fontenay-le-Vicomte, l'un des premiers villages équipés, le maire prône cette "solution d'avenir" : « le bac jaune collecté en pied d'habitation, au prix d'innombrables allées et venues de camions, sera remis en cause d'ici dix ans, prévoit Jean-Luc Gouarin. À terme, les plateformes d'apport volontaire collecteront aussi les déchets ménagers»

 

Source : la gazette des communes 28/11/2016

Le Siredom compte 140 communes sur l'Essonne et le Val de Marne, soit environ 818 000 habitants