Longpont, 30 ans plus tôt

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Nous vous proposons de découvrir, ou redécouvrir, un article publié dans le Bulletin de la Société Historique de ce début d’année. Il nous propose, à partir de la compilation des journaux municipaux de l’année 1985, une vision de notre ville il y a à peine plus de 30 ans en arrière. Cela évoquera des souvenirs à certains, tandis que d’autres feront des découvertes.

Nos remerciements à l’association et son auteur pour son autorisation de publication.

Pour contacter la SHL : 01 75 31 23 27 - shl@laposte.net

Nous vous rappelons que vous pouvez trouver les anciens journaux municipaux dans la rubrique « Anciennes publications », et contacter notre administratrice web pour les publications plus anciennes.

 

 

QUE S’EST-IL PASSE À LONGPONT EN 1985, IL Y A 30 ANS ?

 

De janvier à mars 1985

 

Le maire, M. Francis Arné, apporte ses bons vœux aux Longipontains. Il leur souhaite « une meilleure année, que ce temps de crise et de difficultés ».

Il y a 30 ans, déjà, ces mêmes soucis se posaient pour un grand nombre de Français.

• L’info à cette époque passe par un annuaire municipal qui vient tout juste d’être créé. En attendant, pour être informé des événements et des manifestations associatives, il faut appeler le 901.55.30

• Le Comité de Défense pour la suppression du projet C6 a son siège au 40 rue de Lormoy. Le Conseil régional d’Île-de-France envisage de créer des souterrains sous la N 20, aux carrefours les plus difficiles. Le comité y réfléchit déjà depuis 1982. 

• Un « refuge d’oiseaux de l’Essonne » est implanté au 68, rue de Lormoy. C’est l’antenne départementale pour l’Essonne du Centre de Soins pour les rapaces de Jouy-en-Josas, destiné à remettre les oiseaux dans la nature pour une bonne réinsertion. Le refuge reçoit également des victimes de la chasse qui représentent 60 à 70 % des oiseaux. Les autres causes sont les chocs occasionnés par des véhicules, des empoisonnements dus à des produits agricoles ou de la faiblesse engendrée par un manque de nourriture.

 

D’avril à juin 1985

• Le budget a été voté. Les dépenses totales s’élèvent à 19 503 820 F (74% pour le fonctionnement et 25 % pour l’investissement). On ne désire pas recourir à l’emprunt comme cela a été fait pour les « quelques vingt dernières années d’euphorie économique, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. »

• La publicité est devenue une pollution qu’on décide d’enrayer : un groupe est mis en place dirigé par M. Meyer pour élaborer un règlement sur notre commune. Il y aura des zones de publicité interdites ou restreintes. 64 procès-verbaux ont été dressés, les derniers à disparaître étant à la Croix du Mesnil. Reste que des panneaux se trouvent sur d’autres communes limitrophes ! On nous demande de la patience car cela doit se mettre en place progressivement. Pour ma part, je me souviens de cette prolifération de panneaux, en particulier au rond-point des Belles Dames, qui détruisait l’harmonie de notre petite commune.

• La Fête des Associations se déroule en juin dans l’allée des marronniers, sous une pluie battante (concours de pêche, poney-club, voitures anciennes, Bande à Puce, concert, tombola et bien entendu, Société Historique qui existait depuis 2 ans).

• On réorganise les collectes des ordures ménagères (les mardi et vendredi). On est encore loin de tout le ramassage de poubelles de différentes couleurs qui voient passer nos bennes-poubelles plus de 2 fois par semaine !

 

De juillet à septembre 1985

• L’Orge a été polluée par un pipeline qui s’est fissuré vers Ollainville. Le refuge des oiseaux a recueilli 16 canards (13 colverts, 1 barbarie, 2 pékins blancs). Ils ont été entièrement lavés et réchauffés à 25° avant qu’ils ne reprennent enfin des forces.

• La fête qui avait lieu en septembre depuis plusieurs années, n’a pas été reconduite. Le Comité des Fêtes a connu de graves dissensions. Le bureau a démissionné, des membres ont quitté le comité. Le maire rappelle que les fêtes sont souhaitables pour tous sans matière à incidents. Une nouvelle formule va être recherchée.

• Les travaux de la mairie ont commencé. Les études pour le gymnase avancent. Le cours de musique du conservatoire va être accueilli dans l’école maternelle du centre, après quelques travaux.

• La rentrée scolaire s’est bien déroulée malgré la fermeture d’une classe aux Échassons due à une diminution d’effectifs :

1984-1985 : 327 élèves aux Échassons – 231 à Lormoy

1985-1986 : 293 élèves aux Échassons – 241 à Lormoy

• La Croix de la Bataille se dresse de nouveau dans la plaine de Longpont. La SHL précise « Il y en a déjà eu mais nous avons perdu leurs traces. C’est Bayard, le petit-fils de Pierre de Terrail, tombé lors de cette bataille, qui aurait eu l’idée de faire élever une croix à l’emplacement. Il existe une autre version : celle-ci aurait été érigée où est tombé le Sénéchal Pierre de Brézé, avant que ses restes soient transférés dans la cathédrale de Rouen. C’est pourquoi les 2 noms ont été mentionnés sur cette pierre ! » À l’invitation de Jacques Médard, le père Jean Pérennés bénit la croix. La phrase qu’il a prononcée peut encore trouver des échos 30 ans plus tard, au vu des derniers événements « que tous ceux qui passeront devant cette croix « restituée » sachent raviver dans leur cœur le désir profond de la fraternité entre les hommes ».

• Le contrat régional est signé. Des travaux vont commencer, étalés sur 5 ans. 

• La Comète de Halley, attendue tous les 75-77 ans, est pour la fin de l’année !

 

Pour les nostalgiques et ceux qui étaient à Longpont à cette époque, voici quelques traces d’entreprises ou commerces qu’on trouvait en 1985 :

• Intermarché était encore un supermarché « Leclerc ».

• Le magasin But se trouvait près de la Nationale 20 (et non à la Croix Blanche).

• Le garage de la Basilique proposait ses travaux de carrosserie, tôle, peinture, rue de Lormoy.

• Les Salaisons de Lormoy étaient encore en activité.

• Le restaurant «Le relais de Longpont » près de Guiperreux n’était pas encore fermé.

• Près du gymnase, une station Avia, station essence, était tenue par M. Monceau.

• Daniel Noë, horticulteur, vendait des fleurs coupées rue du Mesnil et l’établissement « La Longipontaine », des plantes, directement aux particuliers, au 32 rue Maurice Villette.

• Le château de Lormoy était déjà une maison de retraite.

• L’imprimerie Laurence (typo, thermogravure) se situait rue du Mesnil.

• L’entreprise de carrelage Jean Sillé se trouvait au lieu-dit Champ de bataille.

• Un Charcuterie-traîteur Chaudan, « toutes réceptions », avait son siège au 21, rue du Mesnil.

 

— Monique Roland

 

 

Sources : Les échos de Longpont de l'année 1985 :

Echos_Longpont_N21_1985-01.pdf

 Echos_Longpont_N22_1985-04.pdf 

 Echos_Longpont_N23_1985-06.pdf 

 Echos_Longpont_N24_1985-10.pdf